A toi mon ami.e qui va mal...

Si tu savais combien je m’inquiète pour toi, et comme j’aimerais t’aider. Si tu savais la sauveuse en moi qui me souffle mille et une façons de te sortir de là, comme elle a envie de te raconter toutes ces histoires qui ont mal commencé mais qui ont bien fini, comme elle a envie de te prendre dans ses bras jusqu’à t’insuffler l’espoir qui te fait défaut aujourd’hui… A toi mon ami.e qui va mal, je crois qu’en fait, tout ça, tu le sais déjà. Je te demande pardon pour mes maladresses. Pour ne pas respecter ta souffrance parfois en cherchant trop à t’en guérir ou t’en libérer. J’apprends à m’observer et à lâcher ces comportements, je m’améliore pour toi, je te le promets.


A toi mon ami.e qui va mal, sache que je ne peux pas entièrement comprendre ce que tu vis, ta souffrance t’est propre, et je ne cherche pas à te la voler ou me la rapatrier. Mais s’il te plaît ne t’enferme pas dedans, tu n’es pas seule, regarde, on est tous là. J’entends ta détresse, et je me mets au service de ton âme en tant qu’âme sœur. Chaque fois que tu auras besoin de te rappeler l’amour que tu es, tu pourras compter sur moi.


A toi mon ami.e qui va mal, tu m’apprends à accepter l’impuissance, et à plonger dans la souffrance de mon cœur meurtri par la seule vision de ton corps effondré, tes épaules rentrées, ton visage laminé par les larmes. Tu vois combien tu m’enseignes. Tu as l’impression de ne faire que prendre ces derniers temps, mais regarde comme tu offres au monde la vérité de ton être, et tu chemines à nos côtés dans cette expérience où nous sommes reliés.


A toi mon ami.e qui va mal, je te l’ai déjà dit mais je te le redis : je t’aime. Et je serai là pour toi quand tu en auras besoin. Je serai là pour te regarder t’enfoncer, avec toute ma compassion et mon amour, car je te laisse libre du choix de tes expériences. Je serai là pour t’admirer ressurgir des profondeurs qui t’ont engloutie un temps, et que tu transcendes maintenant. Je serai là pour en discuter avec toi. Je serai là pour en rire avec toi, quand la conscience aura succédé à la souffrance.


A toi mon ami.e qui va mal, que tu ailles mal ou que tu ailles bien, tu es dans mon cœur un être précieux au-delà de tout jugement de valeur. Sois qui tu es. Ressens ce que tu as envie de ressentir. Je salue ton courage d’incarner tous tes sentiments, et je t’accompagnerai, comme tu m’as accompagnée ou comme tu m’accompagneras encore.


A toi mon ami.e <3


© Carole Richter




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